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AM Edition: Top 10 Law and Security Articles on LiveNews.co.nz for March 27, 2026: AM – Full Text

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AM Edition: Here are the top 10 law and security articles on LiveNews.co.nz for March 27, 2026: AM – Full Text

Contrôle coercitif : pourquoi ce concept transforme l’appréhension des violences faites aux femmes et aux enfants

March 27, 2026

Source: MIL-OSI-Submissions-French

Source: The Conversation – in French – By Andreea Gruev-Vintila, Maîtresse de conférences HDR en psychologie sociale, spécialiste de la violence conjugale/contrôle coercitif, Université Paris Nanterre

Le « contrôle coercitif » désigne un schéma global de comportements, avec ou sans violences physiques, par lequel un agresseur conjugal, quasi exclusivement un homme, restreint les droits, les libertés et les ressources de la victime, le plus souvent une femme, au détriment indissociable des enfants. Ce terme permet de nommer des situations longtemps indicibles faute de mots pour les désigner. Ce faisant, il devient un outil de connaissance et un levier de justice dans la lutte contre les violences faites aux femmes et aux enfants.


Ces dernières décennies, plusieurs pays ont reconnu les limites des approches traditionnelles de la violence conjugale, qui la réduisent à une série d’actes d’agression ou de « conflits » de couple devenus houleux. Ils ont opté pour une approche fondée sur le modèle du « contrôle coercitif ».

Cette approche révèle la violence conjugale comme une captivité : un schéma global de comportements visant à restreindre les droits et les ressources des victimes, le plus souvent des femmes, particulièrement des mères, pour obtenir leur obéissance.

Evan Stark, travailleur sociojudiciaire et professeur à Rutgers University (États-Unis), constate dans le livre Coercive Control: How Men Entrap Women in Personal Lives (2007), qui a propulsé le concept, que 75 % des arrestations pour violence physique concernent des agressions s’inscrivant presque toujours dans un ensemble d’autres comportements.

Captivité invisible

L’ouvrage le Contrôle coercitif. Au cœur de la violence conjugale (2023), premier livre en français consacré à ce concept, décrit ce schéma de comportements – isolement, surveillance, intimidation, privation de droits et de ressources, dénigrement, menaces, contrôle économique, administration de la peur avec ou sans violence physique, instrumentalisation des enfants et des procédures judiciaires.

Ce concept rompt avec la vision fragmentée de la violence conjugale comme enchaînement d’« actes » ou de « conflit », pour l’appréhender comme une stratégie globale de mise en captivité invisible au sein du couple et de la famille, comparable, par ses tactiques et ses effets, au contrôle des prisonniers de guerre, des otages, des membres de sectes.

Le contrôle coercitif atteint l’autonomie, la dignité, la capacité d’agir et la sécurité des victimes. Ses effets sont souvent durables et dévastateurs : peur paralysante, subordination, appauvrissement, sabotage du lien mère-enfant, dégradation de la santé, mort à petit feu, tentatives de suicide ou meurtre.

Un comportement quasi exclusivement masculin

Le contrôle coercitif est une « conduite calculée et malveillante, déployée quasi-exclusivement par des hommes pour dominer une femme » (Stark, 2007) : en Angleterre et au Pays de Galles, qui l’ont incriminé en 2015, 832 des 853 personnes condamnées en 2024 pour contrôle coercitif étaient des hommes, soit 97,5 %.

Le contrôle coercitif des hommes sur les femmes est un précurseur majeur des féminicides, des suicides provoqués, des homicides d’enfants et des violences faites aux enfants hors zone de guerre. Même en l’absence d’hostilité envers les enfants, il les affecte pleinement, qu’ils soient directement ciblés ou « seulement » témoins de ce qui est fait à leur mère. Le risque pour les enfants est déchiffrable à l’aune du contrôle coercitif exercé sur la mère.

Les données montrent que 87 % des affaires portées devant les juges aux affaires familiales au Royaume-Uni et 83 % en Australie comportent des éléments de violence domestique/contrôle coercitif.

En France, sur le quart de million de personnes ayant déposé plainte pour violence conjugale (ministère de l’intérieur,
2024), 84 % des victimes sont des femmes (85 % des mis en cause sont des hommes), et 82 % des femmes victimes ont des enfants. Le Haut Conseil à l’égalité estimait en 2021 que 398 310 enfants en sont covictimes.

Origine et évolution conceptuelle

L’histoire du terme n’est pas au départ pas conjugale. Dès 1956-1957, Albert Biderman, sociologue militaire, décrit les méthodes coercitives utilisées pour obtenir la soumission des prisonniers de guerre américains pendant la guerre de Corée : isolement, épuisement, privations, menaces, démonstration de toute-puissance. Il montre que c’est le cumul de ces méthodes, et non une vulnérabilité des victimes, qui permet d’obtenir l’obéissance.

En 1992, Judith Herman, professeure de psychiatrie à Harvard University, montre que la répétition prolongée de tels comportements, subis dans un contexte de captivité (camps, régimes totalitaires, violence conjugale, violences sexuelles incestueuses), produit un trouble de stress post-traumatique complexe.

Les recherches féministes déplacent aussi la focale. Cette perspective, restructurée par Evan Stark, révèle la violence conjugale comme une captivité, une privation de ressources nécessaires au développement de la personne y compris en tant que citoyenne : une violence sociale.

Un changement de paradigme

La notion a, depuis, fait son chemin. Ainsi, la directive européenne 2024/1385 du 14 mai 2024 sur la lutte contre la violence à l’égard des femmes et contre la violence domestique, nomme le contrôle coercitif. Il est au cœur des rapports parlementaires Chandler-Vérien (2023) et Josso-Guillotin (2025), d’une jurisprudence française et européenne, de formations des magistrats, d’une proposition de loi qui étend la protection aux enfants, d’une priorité de politique civile, du rapport « À vif » visant à guider la politique judiciaire en la matière, du premier rapport d’évaluation thématique de la France par le Groupe d’experts sur la lutte contre la violence à l’égard des femmes et la violence domestique (2025).




À lire aussi :
Juger les violences conjugales : une audience historique sur le contrôle coercitif en France


Ce changement de paradigme a des implications normatives majeures. Dans des systèmes juridiques et des pratiques professionnelles encore largement organisés autour de l’idée de conflit conjugal entre parties égales, il met au jour l’illusion d’une symétrie là où l’un des partenaires dispose d’un arsenal structurel de ressources – contrôle économique, social, surveillance numérique, instrumentalisation du déficit des procédures et de formation des professionnels – qui fausse jusqu’à l’accès effectif au droit.

Dans ce contexte, le contrôle coercitif n’est pas un simple choix terminologique, mais le nom d’un crime contre la liberté et les droits humains commis majoritairement contre des femmes, spécifiquement contre des mères, indissociablement contre des enfants, perpétré au sein de la famille et longtemps rendu indicible faute de mots.

Il devient à la fois outil de connaissance et levier de justice. Il permet de penser ensemble la prévention, la protection des victimes adultes et enfants, la poursuite et la responsabilisation des auteurs, et des politiques coordonnées –c’est-à-dire les quatre piliers de la convention d’Istanbul.


La série « L’envers des mots » est réalisée avec le soutien de la délégation générale à la langue française et aux langues de France du ministère de la culture.

The Conversation

Membre du HCE depuis juin 2025

ref. Contrôle coercitif : pourquoi ce concept transforme l’appréhension des violences faites aux femmes et aux enfants – https://theconversation.com/controle-coercitif-pourquoi-ce-concept-transforme-lapprehension-des-violences-faites-aux-femmes-et-aux-enfants-276537

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La République islamique d’Iran va-t-elle survivre malgré tout ?

March 27, 2026

Source: MIL-OSI-Submissions-French

Source: The Conversation – France in French (3) – By Philippe Droz-Vincent, Professeur agrégé en sciences politiques et en relations internationales. Spécialiste du monde arabe, Sciences Po Grenoble – Université Grenoble Alpes

Sous le feu de Washington et de Tel-Aviv, abhorré par une grande partie de sa population, très affaibli économiquement, le régime iranien peut tenir à court terme s’il conserve le contrôle de ses forces de sécurité, qui écrasent toute velléité de révolte interne. À moyen terme, il lui faudra se réinventer et retrouver langue avec une société qui le déteste radicalement. Dans le cas contraire, il perdra pied.


La République islamique d’Iran (RII), dont on annonce depuis 1979 la chute imminente, est aujourd’hui à la croisée des chemins, à la merci des aviations américaine et israélienne.

Tel-Aviv affiche la volonté de détruire durablement le potentiel de nuisance iranien, voire la République islamique en tant que telle, son ennemi mortel. La lutte autrefois opérée à distance par des affrontements entre Israël et « l’axe de la résistance » (mehvar-e-moqawame) pro-iranien est désormais directe, à mort. Les buts de Donald Trump sont moins clairs : il n’a pas vraiment pris la peine de justifier l’intervention, lancée en pleines négociations sur le nucléaire, parlant de la nécessité de faire chuter le régime (regime change), sans hésiter à se contredire quand il découvre qu’il y aurait au sein du pouvoir de Téhéran des personnalités avec lesquelles il pourrait négocier une sortie du bourbier.

La réponse d’une RII très affaiblie depuis le 7 octobre 2023 dans ses capacités qu’elle considérait dissuasives face à Israël (tout particulièrement le Hezbollah libanais) ne consiste plus seulement, comme depuis 2024 (après l’attaque israélienne contre le consulat iranien à Damas), à frapper directement Israël par des vagues de missiles et de drones, mais aussi, désormais, au vu du défi existentiel auquel elle est confrontée, à répandre le chaos dans la région en s’en prenant aux monarchies arabes du golfe Persique, et à déstabiliser l’économie globale afin d’exercer une « pression maximale » sur Trump : les marchés pétrolier et financiers et le taux d’inflation sont des éléments auxquels le président américain est particulièrement sensible.

Cette réaction permettra-t-elle à la RII de surmonter la période critique qu’elle traverse actuellement ?

Les sources de survie d’un régime sont plutôt internes

L’un des aspects de la riposte de Téhéran consiste à modifier la perception américaine selon laquelle la RII serait au bord de l’effondrement et donc susceptible de subir un « changement de régime ». Ainsi, la nomination rapide d’un nouveau guide suprême à la suite de l’assassinat d’Ali Khamenei – en l’occurrence son fils Mojtaba – vise à afficher la solidité du système (nezam comme on dit en Iran).

Depuis le début des années 2000, on a pu observer, dans de nombreux pays autoritaires de la région, que la succession dynastique était une méthode éprouvée pour assurer la perpétuation du régime – que ces procédés soient couronnés de succès, comme en Syrie en 2000 avec l’arrivée de Bachar Al-Assad au pouvoir à la suite de son père, ou que d’autres tentatives aient tourné court mais aient été sérieusement envisagées (le Libyen Mouammar Kadhafi en 2009 avec Seif el-Islam, l’Égyptien Hosni Moubarak en 2010 avec Gamal, ou encore le Yéménite Ali Abdallah Saleh à la même époque avec Ahmed).

Mojtaba Khameinei était le chef de cabinet de son père, donc au fait des leviers du nezam et donc naturellement à même de le perpétuer – s’il est bien vivant.

De même, les démonstrations de contrôle dans les villes par les forces de sécurité, constatées par une rare équipe de CNN qui a été autorisée à entrer dans le pays ou par des vidéos envoyées courageusement par les Iraniens, visent à souligner la mainmise pérenne du régime.

La pression de Trump et de Nétanyahou sur la république islamique peut-elle alors, paradoxalement, sauver celle-ci ? Après tout, l’attaque irakienne puis la guerre Iran-Irak (1980-1988) ont sauvé la RII des affres de la guerre civile interne qui a suivi le succès de la révolution de 1979. La différence est cependant forte avec les années 1980. En 1979, à défaut d’autre option, bon nombre d’Iraniens s’étaient ralliés au clergé chiite militant mené par l’ayatollah Khomeini, y voyant une solution pour stabiliser le pays après le départ du Shah. La révolution bénéficiait d’un soutien populaire notable. En 2026, même si le régime cherche à se poser, comme il l’a déjà fait après les attaques israélo-américaines de juin 2025, comme le protecteur d’un pays agressé, il a perdu une large part de sa légitimité et de ses soutiens.

La société iranienne s’est révoltée à plusieurs reprises, avec une fréquence de plus en plus resserrée. Le régime a perdu le contact avec ses citoyens – un élément qu’il maintenait en tentant d’obtenir un taux de participation élevé lors d’élections toujours tronquées (selon une boutade iranienne, « il y avait liberté d’expression mais pas de liberté après l’expression »), organisées pour « choisir » parmi des candidats soigneusement sélectionnés par le système (nezam). En 2009, le truquage évident en faveur de la réélection à la présidence de Mahmoud Ahmadinejad avait d’ailleurs déjà déclenché une importante contestation, le Mouvement vert.

L’abstention a depuis signalé les limites de ce jeu, désormais remplacé par les révoltes à répétition en 2017, 2019, 2021 et sur lesquelles le régime a de plus en plus perdu le contrôle, en particulier avec le mouvement « Femme, Vie, Liberté » de 2022, fortement réprimé, puis celui de décembre 2025 qui a donné lieu à un massacre (de 5 000 à 30 000 morts), selon les sources.

La haine de la grande majorité de la population vis-à-vis du régime (symbolisée par le slogan « mort au dictateur », marg bar diktator, visant directement feu Khameinei) est bien le signe d’une coupure totale. La libération de la société iranienne semble cependant totalement contradictoire avec l’action combinée du gouvernement Nétanyahou et d’une administration américaine violente, brutale, hautaine, pleine d’hubris, voire de mépris et de racisme, qui a expliqué tout et son contraire, même si Trump a parlé, un temps, de venir à l’aide de la société en révolte.

On voit mal comment la révolte pourrait reprendre sous la pluie de bombes actuelle. Quelque part, la logique de tension introduite par Trump 2 depuis son arrivée, la première guerre de juin 2025 au milieu des négociations, puis sa reprise encore plus violente le 28 février 2026 offrent à la RII et à ses durs une échappatoire qui évite de poser les vraies questions… et confisquent ainsi la révolte.

Survie à tout prix du régime à court terme

Le régime a systématiquement laminé toute alternative crédible à lui-même sur la durée et les offensives de ses opposants les plus visibles, en tout cas à l’extérieur – les deux plus importants qui entendent saisir l’opportunité historique sont le fils de l’ancien empereur (Shah), Reza Pahlavi, et les Moudjahidines du peuple (mudjahidin-e-khalq), d’anciens rivaux mortels de 1979 des Khomeinistes (et qui ont révélé le programme nucléaire en 2002). En 1981, les Moudjahidines du peuple, soutiens de Khomeini au départ, avaient affronté les khomeinistes, donnant lieu à des massacres, à une répression tous azimuts… et à l’assassinat dans des attentats en représailles de la plupart des leaders de la RII.

Mais ces deux oppositions sont-elles vraiment une alternative crédible au-delà des réseaux sociaux et de symboles de contestation radicale, la première étant proche des milieux pro-israéliens et la seconde fortement décrédibilisée par son sectarisme et son alliance avec l’Irak durant la guerre ?

À court terme, le système (nezam) se maintiendra s’il garde le contrôle sur ses forces de sécurité alors que la politique israélienne consiste à les frapper systématiquement, de haut en bas, pour les désorganiser et les démotiver, et s’il conserve sa cohérence, alors que la corruption qui y règne est forte, renforcée sous les sanctions dans lesquelles seuls « ceux qui sont du système » (khodi) savent naviguer pour s’enrichir indûment.

Certes, et cela constitue une force sous la pression extérieure, le système iranien est très diffus, entre le guide, la présidence, le judiciaire, le Parlement, les religieux, l’armée, les pasdaran, chacun dépendant des autres. Le nezam, même s’il n’a pas anticipé l’ampleur des pertes par décapitation de ses élites, est construit pour éviter qu’une seule personnalité puisse le contrôler (et par corollaire négocier un « deal à la Delcy Rodriguez » comme au Venezuela).

Mais à moyen terme, tout dépendra quand même fondamentalement non pas de la pression extérieure mais de la capacité du nezam à trouver des compromis ou une solution bancale avec la société. Cela suppose que le nezam soit capable de se muer en une forme de République islamique 2.0 qui abandonnerait les évolutions choisies par Ali Khameinei lorsqu’il avait entamé après 2018 une mutation allant dans le sens de la limitation du pouvoir des élections (du républicanisme), pour pousser du côté de l’islamisme, ce qu’il nommait un « gouvernement islamique » (hukumat-e-islami) de domination totale sur la société. Ce projet de Khameinei s’est soldé par un échec, avec la sécularisation voire la laïcisation de la société iranienne.

De plus, tous ses autres choix stratégiques, en particulier assurer une « dissuasion » (par le programme de missiles, « l’axe de la résistance », le statut de puissance nucléaire au seuil) face à Israël et, pendant un moment, aux États-Unis (« voisins » en Irak et en Afghanistan), censée augmenter le coût d’une attaque contre l’Iran, ont également échoué : le Hezbollah et les autres « proxies » sont très affaiblis, le régime allié d’Assad en Syrie n’est plus, et les programmes balistique et nucléaire ont encaissé des coups sévères.

Pour autant, répétons-le, l’offensive militaire américano-israélienne peut ne pas mener au changement ardemment demandé depuis plus d’une dizaine d’années par la société iranienne, mais plutôt pousser le régime à se réorganiser, à faire le dos rond pendant l’offensive – la simple survie et les capacités de nuisance mettent en difficulté sur la durée la puissance américano-israélienne dans une guerre asymétrique – et ainsi lui permettre de rester en place, tout en continuant d’emprisonner la société iranienne. Vraisemblablement sous la direction des plus durs et des militaires (pasdaran) – s’ils ont encore les capacités de mener leurs politiques après les destructions systématiques de leurs capacités opérées par Israël et les États-Unis.

On l’aura compris : le destin de la République islamique est très ouvert sur le long terme mais, à court terme, l’intervention américano-israélienne ne semble pas de nature à aboutir à une libération de la société iranienne.

The Conversation

Philippe Droz-Vincent ne travaille pas, ne conseille pas, ne possède pas de parts, ne reçoit pas de fonds d’une organisation qui pourrait tirer profit de cet article, et n’a déclaré aucune autre affiliation que son organisme de recherche.

ref. La République islamique d’Iran va-t-elle survivre malgré tout ? – https://theconversation.com/la-republique-islamique-diran-va-t-elle-survivre-malgre-tout-279058

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